Principales activités économiques:
Durant la dernière décennie, la région de Sidi Bouzid
Tunisie est devenue un des principaux pôles agricoles du pays. Elle contribue d’environ 20 % de la production maraîchère nationale, 13 % de la production d’amandiers et 10 % de la production
d’olive. Elle se distingue notamment par ses cultures précoces et tardives.
La région assiste à un développement et une diversification de plus en plus importants de son tissu industriel. Elle compte actuellement 63 entreprises industrielles dont 7 totalement exportatrices et 10 entreprises étrangères.
Le gouvernorat de Sidi Bouzid Tunisie peut bénéficier de sa position sur l’axe de transit touristique Sahel-Kairouan-Gafsa-Tozeur et de son potentiel naturel et historique (parc Bouhedma, ksar Khélifa, Zanati…) pour s’inscrire dans un réseau de tourisme de passage.
Opportunités d’investissement:
• Plusieurs opportunités d’investissement s’offrent aux investisseurs dans les secteurs suivants:
- Matériaux de construction (carrelage, briqueterie, polissage de marbre).
• Textile et cuir (filature et cadrage de laine).
• Agroalimentaire (entrepôt frigorifique, conditionnement d’huile d’olive, transformation de légumes, transformation d’amande…).
• Agriculture (élevage d’autruche, cultures biologiques, culture de vigne de table précoce, culture de jojoba, culture d’asperge…).
• Services connexes à l’agriculture.
Développement régional: De la monoculture à une agriculture diversifiée et performante:
Depuis le Changement, la région deSidi BouzidTunisie déploie des efforts intenses en vue de dynamiser les secteurs productifs et d’améliorer les infrastructures et les équipements collectifs, moyennant une enveloppe globale de 1.879 millions de dinars, dont plus de 973 millions en fonds publics, ce qui a renforcé son rôle en tant que pôle actif de croissance socioéconomique.
La contribution de la région à la production agricole nationale a évolué, au cours des deux dernières décennies, pour atteindre 18% pour les légumineuses, 16,6% pour les amandes, 9% pour les olives, 6,8% pour la production laitière, 3,6% de celle des viandes rouges, et 3% de celle des viandes blanches.
Nette croissance des zones irriguées:
L’infrastructure et les équipements agricoles dans cette région ont connu, lors de la même période, une expansion notable. Le nombre de puits de surface équipés est passé de 6.400 à 9.880 unités et celui des puits profonds de 83 à 484 unités. 32 lacs collinaires pour la recharge de la nappe phréatique ont été aménagés. La superficie globale des périmètres publics irrigués est passée de 2.095 à 5.348 hectares et celle des périmètres irrigués privés de 18.905 hectares en 1987, à 34.652 en 2007.
A cela s’ajoute la croissance des superficies irriguées au moyen des ouvrages d’épandage des eaux de crues qui sont ainsi passées de 4.500 à 12.430 hectares, ainsi que l’accroissement des superficies couvertes par des travaux de conservation des eaux et des sols qui ont ainsi atteint 103.755 hectares en 2007, contre 13.300 avant le Changement. Croissance également de la superficie globale touchée par les travaux de reboisement forestier qui est ainsi passée de 1.630 à 4.925 hectares. Pareilles réalisations, ainsi que les encouragements de l’Etat à l’investissement à la production et à l’exportation, ont favorisé l’amélioration de plusieurs indices de la production agricole régionale.
C’est ainsi que la production régionale de tomates est passée de 51.438 tonnes en 1987 à 104.314 en 2007, tandis que sa production d’olives a atteint 98.000 tonnes en 2006-2007, contre 40.130 tonnes en 1986-1987, et sa production laitière de 11.000 à 68.800 tonnes.
Lors de la même période, la région a connu l’intégration de l’agriculture biologique parmi les activités productives régionales. Ce mode de production concerne aujourd’hui 15.346 hectares. A cela s’ajoute la diversification des cultures qui a permis à la région d’atteindre des niveaux élevés en matière d’exportation de certains produits agricoles tels que le raisin de table, la pêche et l’asperge, outre l’exportation de 423 tonnes d’huile d’olive biologique.
En effet, la plaine de Sidi Bouzid Tunisie est consacrée à la culture des céréales, des arbres fruitiers et au maraîchage. Ainsi, la ville est le premier producteur de légumes du pays et l’un de ses principaux bassins laitiers. Elle commercialise également une race d’agneau élevée localement et qui a obtenu une AOC. Ceux du village voisin de Faïdsont particulièrement renommés.
Trois unités de séchage de tomates totalement exportatrices, la SODAF, la HTF et l’AGRIT, ainsi que trois unités de transformation de tomates et de harissa, destinées à la consommation locale et à l’exportation, sont installées dans la ville.
Cette économie centrée sur l’agriculture a conduit à ce que la ville possède un important lycée agricole où de nombreux coopérants français ont exercé par le passé.
L’économie régionale est fondée sur l’agriculture en raison de l’existence de plainesfertiles. Le gouvernorat est devenu, au cours de ces dernières années, l’un des principaux pôles agricoles du pays. Les terres cultivables couvrent une superficie de 460 000hectares et les zones irriguées couvrent 36 323 hectares. Les principaux secteurs agricoles du gouvernorat sont les cultures maraîchères, les cultures céréalières, les cultures fourragères et enfin les cultures arboricoles.
Principaux produits agricoles (en tonnes par an) :
• Lait : 56 000 (litres) ;
• Oléiculture : 51 500 ;
• Cultures maraîchères : 415 450 ;
• Céréales (zones irriguées) : 41 000 ;
• Amande : 7 850.
Le secteur industriel est en plein développement dans la région. Il existe une seule zone abritant 38 entreprises industrielles opérant essentiellement dans les industries du textile et diverses industries. D’autres zones sont prévues par le Conseil du gouvernorat.
Le gouvernorat est enclavé ce qui le prive d’un accès à la mer mais sa proximité du pôle industriel de Sfax, qui dispose d’un port important et d’un aéroport, lui permet d’attirer les investissements. Les principaux produits exportés sont le textile et l’habillement, le cuir et la chaussure, l’huile d’olive, des articles divers en bois, le plâtre et les carreaux en plâtre, les sacs en propylène et polypropylène, les aliments pour bétail et les asperges.
La population active est concentrée essentiellement dans le secteur agricole (41,5 %), les services (15,1 %) et l’industrie manufacturière (10,5 %).
Le jojoba, appelé aussi « l’or vert » est l’une des plantes médicinales industrielles les plus prisées dans le monde. A usages multiples, le jojoba est considéré comme plante miracle qui offre des solutions et de nouvelles perspectives dans plusieurs domaines comme les combustibles et les industries propres.
La Tunisie est le premier pays maghrébin à cultiver ce précieux végétal. Une expérience qui remonte à 1990. 500 ha d’arbustes de jojoba ont été réalisés à Ghris dans la délégation de Meknassi, dans le cadre d’un partenariat tuniso-suisse.
Une nouvelle expérience est actuellement menée dans la localité « Al Itizaz » (Bouzayane) sur une superficie de 500 ha. Cette zone offre des conditions climatiques et naturelles favorables à la culture du jojoba. Le projet emploie actuellement 12 travailleurs. La production est écoulée notamment, sur les marchés français et allemand. Dans un proche avenir la transformation de la récolte se fera dans la ferme de Bouzayane. Une production de 800 kg est assure par hectare.
Le jojoba est un arbuste épais et touffu qui peut atteindre entre 60 cm et 4,5 mètres. Son feuillage rappelle celui de l’olivier.
Cet arbuste a une espérance de vie de plus de 200 ans. C’est un végétal qui résiste aux conditions climatiques sévères et tolère un degré élevé de salinité et d’aridité. Il intervient, également, comme facteur de lutte contre les maladies affectant les végétaux.
Il produit des graines appelées « amandes » ou « fèves ». On en extrait l’huile de jojoba, une cire liquide aux innombrables vertus.
En effet le jojoba se prévaut par la qualité et la pureté de son huile qui est dotée des mêmes propriétés que l’huile du foie de poisson.
Cette huile peut être utilisée, aussi, en industrie dans la production de combustibles. Elle peut se substituer aux produits pétroliers, compte tenu de son efficacité prouvée pour la durée de vie des moteurs. Ne contenant ni de souffre, ni de métaux lourds, cette huile végétale permet une combustion propre.
Très sollicité par l’industrie pharmaceutique et cosmétique, le jojoba est, par ailleurs, utilisé pour la production de pesticides naturels.
La culture du jojoba en Tunisie, vise à encourager l’agriculture biologique et sa généralisation en tenant compte des spécificités climatiques et naturelles de chaque région. Elle ambitionne aussi, de mettre en valeur de nouvelles superficies agricoles, notamment, dans les zones arides.